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LES RISQUES DE L’AVORTEMENT.
Les séquelles physiques

IVG-risques Les séquelles physiques de l’avortement sont nombreuses, et mal connues en raison d’un « black-out » total sur le sujet. Pourtant, il est prouvé qu’un avortement augmente les risques de stérilité d’environ 10 % chez la femme. Les cas des décès dus à des avortements légaux ou illégaux sont faibles, mais une femme a cependant deux fois plus de chances de mourir d’un avortement légal que d’un accouchement normal, et ceci à n’importe quel stade du développement de l’enfant.

1-Dans plus de 5 % des cas, l’I.V.G induit des complications, dont les plus fréquentes sont la rétention (le corps de l’embryon n’est pas entièrement évacué de la cavité utérine) et les infections locales ou généralisées.

2-La femme peut également souffrir de perforation utérine, déchirure du col de la matrice, hémorragies.

3-De plus, les risques pour les grossesses ultérieures sont nombreux : doublement du taux de grossesses extra-utérines, et forte augmentation des risques de fausse-couche et de naissances prématurées. Cette proportion est doublée chez les femmes ayant subi 2 à 3 I.V.G.

4-Enfin, les médecins classent dans les complications médicales liées à l’avortement ce qu’ils appellent le « recours itératif », c’est-à-dire la très forte probabilité pour qu’une femme ayant subi son premier avortement réitère une ou plusieurs fois.

En 1985, l’I.N.E.D. précisait qu’une femme ayant avorté une première fois avait 18 % de chances d’avorter une seconde fois, une femme ayant avorté deux fois a 22 % de chances d’avorter une troisième fois, et une femme ayant connu trois avortements a 28 % de chances d’avorter une quatrième fois. Ce risque est à relier au syndrome post-avortement, et s’explique en partie par le fait qu’inconsciemment une femme qui avorte une seconde fois cherche à « exorciser » en quelque sorte son premier avortement, à le relativiser, à en diminuer l’importance, à le justifier un peu plus, car son entourage et la société toute entière ne sont pas en mesure de l’aider à apporter les vrais remèdes à son mal-être, un peu comme l’alcoolique qui, inconsciemment, boit pour oublier… qu’il boit.

Le syndrome post-avortement

Ce phénomène qui se traduit, souvent bien des années après, chez des femmes ayant subi un avortement, par un état dépressif et un effondrement des défenses immunitaires, a été mis en évidence à partir de constatations de pédiatres ou de pédopsychiatres, dont le docteur Marie Peeters (pédiatre, attachée de consultation à l’hôpital Necker). Elle précise que, avant même les manifestations spécifiques de ce syndrome, les praticiens peuvent déceler qu’une femme souffre d’un avortement à différents signes : elle a « quelque chose dans les yeux de l’expression d’un enfant qui crie au secours »; il s’agit d’une femme qui n’écoute pas et avec laquelle un dialogue est difficile parce qu’elle n’est pas en paix.

Le docteur Mango, psychiatre à New York et spécialiste du syndrome post-avortement, déclare : « Je n’ai jamais rencontré une femme sans désordres psychologiques après un avortement, même si elle n’a pas établi de lien entre la perte de son enfant et ses troubles ». Le syndrome peut se manifester plus ou moins longtemps après l’avortement, parfois dès le lendemain, mais aussi 5 ans voire plus de 10 ans après l’avortement.

Il peut être déclenché par un événement marquant comme un deuil ou une nouvelle grossesse. C’est un sentiment de perte ou de vide qui s’installe, mais qui peut être extériorisé sous différentes formes. En effet, ces sentiments sont le plus souvent refoulés et réprimés, la femme n’osant se plaindre ou s’avouer qu’elle souffre, et ils réapparaissent sous d’autres formes, telles que la culpabilité et le manque d’estime de soi. Cela se détériore parfois en dépressions, désirs de suicides, relations affectives perturbées, cauchemars, colères, incapacité à exprimer ses émotions, dysfonctionnement sexuel, etc.

Surtout, l’avortement a de graves répercussions sur la relation mère-enfant, que la mère soit perdue face à un enfant dont elle ne sait pas comment s’occuper, ou qu’elle en fasse un enfant de substitution auquel elle s’accroche et qui n’a pas la liberté d’explorer le monde qui l’entoure. Cette attitude est manifeste chez les femmes dont l’enfant naît après un ou plusieurs avortements : la femme revit en même temps la grossesse précédente et l’avortement qui y a mis un terme.

L’enfant qui naît est donc particulièrement précieux ; on attend de lui qu’il soit docile et sage, ce qu’il sera, sans doute, jusqu’à l’adolescence où apparaît l’opposition, voire la révolte, contre une attitude trop possessive des parents. C’est là que les symptômes du syndrome du survivant risques de devenir très visibles.

Extrait: les survivants de l’avortement

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