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Syndrome post-abortif

bebe endormi On parle de syndrome ou traumatisme post-avortement ou post-abortif (SPA). Il résulte sans doute du fait que 80% des femmes déclarent qu'elles auraient gardé leur enfant si les circonstances avaient été différentes. L'avortement résulte ainsi trop souvent de pressions (du conjoint, de la famille, de problèmes financiers etc.).

Entre 50 et 60% des femmes ayant subies une IVG souffrent du SPA à divers niveaux. Une récente étude estime ce chiffre plus proche des 30%. Un syndrome qui peut se traduire par une peur, une culpabilité intense, un état dépressif, une perte de l'estime de soi ou du contrôle de soi. Ce syndrome est un sysfonctionnement psychologique qui résulte d'une expérience trop traumatisante. Il submerge les mécanismes de défense d'une personne normale.

Bien qu’elle ne soit pas forcément synonyme d’acte chirurgical, grâce aux pilules abortives, l’IVG peut laisser des séquelles psychologiques. Avorter, c’est mettre un terme à une maternité possible.

L’intensité des réactions de la femme face à l’avortement est fonction d’un grand nombre de variables : les circonstances dans lesquelles l’avortement a été envisagé, l’âge et la maturité de la femme, son contexte socio-culturel, son arrière-plan religieux ou philosophique.

Si les séquelles peuvent survenir des années après l'avortement, ils sont aussi présent juste après. Une étude a ainsi montré que 8 semaines après un avortement, 44% des femmes se plaignent de désordres nerveux, 36% souffrent de troubles du sommeil, 31% regrettent déjà leur décision et enfin elles sont 11% à être sous psychotropes (tranquilisant, anti-dépresseur).

Une étude sur 173 000 femmes californiennes à partir des remboursements de leur mutuelle médicale a révélée que le risque d'avoir recours à un traitement psychiatrique est 63% plus élevé pour les femmes ayant avorté.


Un soulagement "sur le coup"

Au moment des faits, la femme est envahie par un sentiment de soulagement. Elle est libérée de cette pression. Elle a mis fin au dilemme qui l’assaillait : entrer à reculons dans une grossesse non désirée, ou avorter. Le syndrome post-abortif peut se manifester plus ou moins longtemps après l’avortement. Parfois dès le lendemain, mais aussi cinq ans voire plus de dix ans plus tard. Il peut être déclenché par un événement marquant comme un deuil ou une nouvelle grossesse. C'est le "syndrome anniversaire", un sentiment de perte ou de vide s’installe, mais qui peut être extériorisé sous différentes formes. En effet, puisque ces sentiments sont le plus souvent refoulés et réprimés, ils réapparaissent sous d’autres formes, comme la culpabilité et le manque d’estime de soi. Ils peuvent également se manifester par des troubles de l’appétit, de l’anxiété, des insomnies ou des cauchemars.

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